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Voici les principales dates de la vie d'Honoré Daumier :

  • Le père de Daumier, qui s’adonne à ses heures perdues aux belles-lettres, décide de tenter sa chance comme poète à Paris, où il s’installe avec sa famille.

  • Honoré-Victorien Daumier, fils de Cécile-Catherine Philip et de Jean-Baptiste Daumier, vitrier, naît le 26 février à Marseille, au 11 place Saint-Martin.

  • Daumier devient saute-ruisseau chez un huissier, puis commis à la librairie Delaunay du Palais-Royal. Travaillant non loin du Musée du Louvre, il s’y rend pour copier les œuvres exposées.

  • Malgré les réticences de son père, Daumier prend des cours de dessin à l’académie Suisse et à l’académie Boudin. Son talent de dessinateur y est remarqué par Alexandre Lenoir, illustre fondateur du musée des Monuments français ; celui-ci l’encourage à poursuivre dans les arts graphiques. Daumier fait alors connaissance de divers artistes, comme le sculpteur Préault et le peintre Jeanron. Cette année-là, Daumier inscrit au dépôt légal ses trois premières lithographies : Le Dimanche, J’suis d’garde à la merrie, et La Promenade à Romainville.

  • Daumier entre chez l’éditeur Belliard, alors à la mode. Il est chargé de la préparation des pierres lithographiques et réalise des copies de dessin.

  • Daumier fait pour La Caricature, journal de Philipon et Aubert, ses premières caricatures politiques sous le pseudonyme de Rogelin. Sa satire de Louis-Philippe le rend rapidement célèbre. À la demande des directeurs, Daumier réalise une série de bustes en terre crue et coloriés, sous forme de portraits-charge de quelques parlementaires, d’amis de Daumier et de sympathisants républicains. Exposée dans la vitrine du journal, la série obtient un grand succès.

  • La publication dans La Caricature, d’une caricature représentant Louis-Philippe en Gargantua, vaut à Daumier une condamnation à six mois de prison avec sursis, qu’il passera à la prison de Sainte-Pélagie. Les bustes en terre crue sont traduits en lithographies.
 Parution du premier numéro du Charivari, fondé par Philipon et auquel Daumier participe.

  • Daumier partage un atelier avec Paul Huet, Préault, Jeanron et Narcisse Diaz de la Pena, rue Saint-Denis. Il travaille également pour La chronique de Paris et le Journal des enfants.
 Il commence par ailleurs à utiliser la technique du bois de bout.

  • Daumier réalise de nombreuses planches pour L’Association mensuelle, publication de Philipon fondée en 1832 : parmi elles, Le Ventre législatif et Rue Transnonain, 15 avril 1834.

  • Daumier, qui s’est fait un nom grâce à ses caricatures politiques, doit peu à peu renoncer à cette forme d’engagement en raison de l’adoption des lois de 1835 sur a censure de la presse. La Caricature disparaît cette année-là. En août, le journal présente la dernière caricature de Daumier, planche particulièrement sinistre : de furieuses charges sabrant des manifestants dans le lointain sont complétées par trois morts de la révolution de Juillet, à peine sortis de leurs tombes, avec pour légende « C’était vraiment bien la peine de nous faire tuer ! ». Daumier se tourne alors vers la caricature de mœurs, dans laquelle il se cantonne jusqu’à la révolution de 1848.

  • Daumier crée le personnage de Robert Macaire, parvenu de la monarchie de Juillet, figurant aussi bien le médecin charlatan que le banquier véreux, l’avocat escroc, le journaliste diffamateur, le directeur de société interlope, le commerçant banqueroutier ou encore le fondateur de secte. Les cent lithographies sont publiées dans Le Charivari sous le titre de Caricaturana, et signées conjointement par Daumier et Philipon. En 1839, les planches seront regroupées en album.
La série La Chasse paraît dans Le Charivari.

  • Daumier enregistre ses premières commandes indépendantes. La série Croquis d’expression paraît dans Le Charivari.
Philipon publie une nouvelle édition de La Caricature qui paraîtra jusqu’en 1843 et dans laquelle Daumier publie notamment Types parisiens.

  • Daumier publie l’album des Bohémiens de Paris (1840-1842) et réalise diverses séries, notamment Les Mœurs conjugales (1839-1842), Les Bas-bleus (1844), Les Baigneurs (1839-1842), Les Baigneuses ainsi que des planches sur les Chemins de fer (1843-1844).
Les Physionomies tragico-classiques de 1841, comme dix ans plus tard Les Physionomies tragiques, révèlent l’attirance de Daumier pour le monde du théâtre et des saltimbanques.
Les Philanthropes du jour, publiés en 1844, sont de la même veine que les Robert Macaire.

  • Daumier s’installe dans l’atelier de l’île Saint-Louis, au 9 quai d’Anjou. Il y réalise, sur trois ans, les trente-neuf lithographies des Gens de Justice.

  • Daumier épouse Marie-Alexandrine Dassy, couturière. Il fait la connaissance d’écrivains et d’artistes comme Baudelaire, Steinlen et Daubigny, avec lesquels il restera lié toute sa vie. Il publie les séries Les Bons Bourgeois, Les Papas et Pastorales.

  • Daumier reçoit ses amis artistes dans son atelier, quai d’Anjou. Il fréquente assidûment les peintres Corot, Daubigny et Dupré, ainsi que les sculpteurs Barye, Préault, Geoffroy-Dechaume… Ce dernier sera de ceux qui l’attireront quelques années plus tard dans le village de Valmondois (Seine-et-Oise d’alors, Val-d’Oise aujourd’hui).
La révolution de 1848 permet à Daumier de retrouver sa veine politique. Elle lui inspire deux planches très suggestives, Le Dernier Conseil des ex-ministres et Le Gamin de Paris aux Tuileries. Il suit également les travaux des députés et commence la publication des Représentants représentés, une série de portraits de parlementaires.
Daumier réalise – pour le concours de la figure de le République – l’imposante peinture La République, symbolisée par une solide femme assise, deux enfants aux seins. Le tableau ne lui vaut néanmoins aucune récompense.
Fort conformiste pour une fois, Daumier publie une série de lithographies tournant en dérision le combat...

  • Daumier envoie au Salon Le Meunier, son fils et l’âne. Il publie les Physionomies de l’Assemblée dans Le Charivari.

  • Première apparition du personnage de Ratapoil, figure du propagandiste roué de Napoléon III, et de Casmajou.
 Il présente au Salon Femmes poursuivies par des satyres, Don Quichotte et Sancho se rendant aux noces de Gamaches et Silène.

  • Décès du père de Daumier. Daumier se penche à nouveau sur la justice avec la série Avocats et plaideurs.

  • Un décret rétablit la censure : Daumier reprend les caricatures sociales. Première vente publique d’œuvres de Daumier après la mort du peintre Jean-Jacques Feuchère.

  • Daumier publie de nombreux albums et séries dont Croquis aquatiques (1853), Emotions de chasse (1854), Ces bons parisiens (1855) ou Les comédiens de société (1858).

  • Daumier est licencié du Charivari afin de calmer les esprits.
Continuant sa prolifique production de lithographies, Daumier se consacre par ailleurs au dessin et à la sculpture. Parmi ses sculptures figurent des Gens de justice mais aussi Ratapoil, ainsi que Les Emigrants, sinistre scène d’exode traitée en ébauche.

  • Daumier présente Une Blanchisseuse au Salon.

  • Il travaille pour Le Boulevard, le nouveau journal d’Etienne Carjat, et pour Le Monde illustré.

  • Après la disparition du Boulevard, Daumier recommence à travailler pour Le Charivari, après la mort de Philipon.

  • Daumier, ne pouvant plus assumer les charges immobilières d’un atelier à Paris, quitte la capitale pour s’installer à Valmondois, où réside le sculpteur Geoffroy-Dechaume et où Daubigny avait passé son enfance. Il y avait déjà fait de nombreux séjours. Il s’y consacre notamment à la peinture et y réalise par exemple des tableaux sur le thème de Don Quichotte.

  • Vente publique de lithographies de Daumier.

  • Incapable à nouveau de payer son loyer, pour sa maison de Valmondois cette fois, Daumier risque d’en être expulsé. Corot achète alors la maison et la lui prête à vie.

  • Daumier présente trois aquarelles au Salon : Visiteurs dans l’atelier d’un peintre, Juges de Cour d’assises et Les deux médecins et la Mort.

  • Première publication dans Le Charivari d'une longue série de caricatures contre Thiers.

  • Daumier est nommé membre d’une commission pour la sauvegarde des musées. Il réalise de sombres lithographies sur la guerre de 1870 parmi lesquelles La France, Prométhée et L’aigle-vautour.

  • Parution de sa dernière lithographie dans Le Charivari : en représentant un squelette sortant d’un cercueil portant le nom de Monarchie, Daumier ajoute « Et pendant ce temps-là, ils continuent à affirmer qu’elle ne s’est jamais mieux portée ».

  • Le gouvernement attribue à Daumier, devenu presque aveugle, une modeste pension.

  • Les amis de Daumier organisent une grande rétrospective de son œuvre chez Durand-Ruel. Le comité d’organisation est présidé par Victor Hugo et Champfleury écrit la biographie de Daumier pour le catalogue. En dépit de l’appel très chaleureux adressé au public par la presse, l’exposition ne connaît pas un grand succès.

  • Daumier s’éteint à Valmondois où il est inhumé, les frais d’obsèques étant pris en charge par l’Etat, à la demande du ministre des Beaux-Arts. Le corps de Daumier est transféré moins d’un an plus tard au Père-Lachaise, où il repose aux côtés de Corot et de Daubigny.

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